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Etudes des Organisations Syndicales : Développement des compétences et des apprentissages dans les petites entreprises juillet 2020

Les salariés des petites entreprises accèdent encore insuffisamment à la formation et à ses financements. Ils constituent un public prioritaire de la loi du 5 septembre 2018, qui modifie le système de formation professionnelle en profondeur. Cette étude fondée sur des entretiens avec des dirigeants et salariés d’entreprises, des acteurs et négociateurs de la formation, apporte un éclairage de terrain aux partenaires sociaux sur les pratiques de formation dans les TPE/PE.
Qu’ils exercent dans la vente de produits d’assurance, la création de produits culturels ou la rénovation énergétique de l’habitat, les dirigeants et salariés enquêtés ont insisté sur les exigences d’adaptation permanente des compétences. La formation interne, le compagnonnage et les pédagogies basées sur l’expérience, l’autoformation en ligne et les échanges entre pairs y contribuent, mais ces pratiques restent souvent informelles et font peu l’objet de demandes de financements.
Quatre principaux axes d’enrichissement des politiques de formation en direction des petites entreprises et de leurs salariés sont explorés dans l’étude :
Encourager les logiques de construction des compétences observées dans certaines petites entreprises, pour répondre aux évolutions de plus en plus rapides des métiers ;
Généraliser la reconnaissance des compétences des salariés des TPE/PME en favorisant leur accès individuel aux nouveaux droits attachés aux personnes – Conseil en évolution professionnelle, Compte personnel de formation, Accès à la certification professionnelle par blocs de compétences, via la Validation d’acquis de l’expérience ;
Reconnaître, optimiser et faire essaimer les pratiques pédagogiques des « petites entreprises apprenantes » en développant des parcours hybrides et des Formations en situation de travail dans le nouveau cadre légal ;
Renforcer le rôle de mutualisation des branches en matière d’ingénierie pédagogique, d’organisation des dispositifs et d’appui RH aux petites structures.
Autorisés par le nouveau cadre juridique, ces axes de progrès reposent sur la responsabilité des partenaires sociaux dans la négociation de dispositifs répondant au plus près aux besoins des salariés des petites entreprises.

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