Mardi 28 et mercredi 29 avril 2009 – Paris Monteuil
Le monde de demain :
(plan interactif & plan des restaurants à proximité)
Métro ligne 9 Mairie de Montreuil
L’Université de printemps de l’ires est une occasion exceptionnelle de réunir et d’organiser entre l’ensemble des acteurs économiques et sociaux (syndicalistes et responsables d’entreprises, élus et militants associatifs, chercheurs et représentants d’instances nationales et internationales le débat sur un thème majeur : le monde de demain : du capitalisme financier au développement durable.
Durant ces deux journées de dialogue et de débat, il sera donc question de la plus importante mutation que nos Sociétés ont à comprendre et à entreprendre : sortir d’un capitalisme financier, en crise, pour construire un mode de développement durable pour tous.
Avec des partenariats :
Avec le soutien de la Ville de Montreuil
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Agenda et autres rendez-vous de l’IRES
Matinée (9 heures à 12 heures 30)- Séquence 1 : le capitalisme demain, du capitalisme financier au développement durable : les enjeux de cette mutation
Quelles sont les connaissances dont nous disposons sur le rôle effectif de la finance et de ses effets sur les réalités sociales et économiques ?
Quelles sont les réalités des limites de notre modèle de croissance, qui s’étend aux grands pays émergents, renforçant l’urgence d’une action concertée ?
Quels sont les termes des débats actuels sur les solutions à apporter à ces deux défis : une régulation du monde de la finance, et l’orientation de notre modèle de croissance vers un modèle de développement durable et moins inégal ?
Le progrès technique qui, depuis deux siècles, a été essentiellement orienté vers l’augmentation continue de la productivité du travail (on produit en une heure de travail vingt fois plus de biens qu’il y a un siècle), doit être orienté pour économiser les facteur rares : la nature et l’environnement.
Après-midi (14 heures à 17 heures 30)- Séquence 2 : approche microéconomique et regards croisés depuis l’entreprise et son (ses) territoire(s) d’implantation
L’entreprise constitue le lieu principal où se conjuguent les effets de la finance et les transformations en cours liés aux nouvelles normes environnementales. Quelles sont les pratiques existantes et quels enseignements peut-on en tirer ?
Par exemple, les réponses diversifiées des entreprises aux exigences de rentabilité financière des marchés ; l’intégration de nouvelles normes dans les produits, les modes de production, l’organisation du travail, la formation des salariés ; les expériences des territoires pour faire travailler ensemble des entreprises, favoriser des pratiques de production durable, de recyclage des déchets, d’économie d’énergie, etc.
Plus généralement, c’est la question de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises au sein du territoire où les entreprises sont implantées, et, dans les pays émergents où les groupes internationalisés se développent.
Matinée -(9 heures à 12 heures 30) Séquence 3 : les impacts sur l’emploi et le travail au travers des transformations en oeuvre dans les entreprises et des relations au sein des systèmes productifs
Là où le développement annoncé d’une économie de la connaissance aurait dû permettre une amélioration des conditions de travail et de l’emploi, le capitalisme financier et concurrentiel non régulé accroît au contraire l’intensification du travail, entraîne une dégradation des conditions de travail et une précarisation des emplois. De plus, une « écologisation » de l’économie exerce des effets sur l’emploi, le revenu et la réduction de la pauvreté. Ces conséquences sont à la fois sources de risques et d’opportunités pour les travailleurs de tous les pays, mais surtout de risques pour les plus vulnérables d’entre eux, tant dans les pays les moins avancés que dans les pays développés.
La dimension sociale du développement durable, avec les conséquences pour l’emploi et pour le travail décent, a suscité peu d’intérêt jusqu’à aujourd’hui. Non seulement, il s’agit d’évaluer l’accès aux emplois verts et leur qualité, mais surtout d’appréhender concrètement les obstacles et adaptations nécessaires en termes de conditions de travail, de stress, d’évolution des qualifications, des métiers. Il y a ainsi des interfaces très concrètes à identifier et à comprendre, entre les dimensions sociale et environnementale du développement durable.
Après-midi (14 heures à 17 heures 30) - Séquence 4 : les stratégies nationales des Etats, leurs réalités et leurs perspectives
La sortie d’une finance omniprésente et dérégulée ainsi que l’orientation nécessaire des économies vers un modèle de croissance propre ne peuvent se faire sans une implication coordonnée et une détermination soutenue des Etats. Certes, le cadre national peut servir de base aux programmes de transition vers une économie propre (par exemple, tout récent en France, mais aussi de l’Espagne et en Grande-Bretagne). Mais, l’Union européenne constitue un cadre de coordination inter-étatiqsue indispensable. C’est elle qui peut fixer des objectifs ambitieux de réduction de ses productions de gaz à effets de serre, définir de nouvelles normes dans différents secteurs industriels.
Par ailleurs, un lien doit être établi entre ces stratégies de long terme, et les modalités d’une concurrence équitable à l’échelle mondiale en intégrant des normes sociales et environnementales (par exemple, dans les relations entre l’Union européenne et le monde asiatique).
La préoccupation principale qui doit traverser l’ensemble de ces travaux est celle syndicale, prenant en compte l’ensemble des liens entre l’économique et le social, mais aussi entre l’économique et l’environnement et surtout entre le social et l’environnement. Cette dernière entrée ou approche étant aujourd’hui comme la (ou l’une) des moins prise en compte, tant en matière de recherche que dans le domaine de l’action.
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